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samedi 15 avril 2017

Big easy de Ruta Sepetys


Jeunesse
Scripto
464 pages
2016


RÉSUMÉ :
Années 50 à la Nouvelle-Orléans. Josie Moraine, 17 ans, n'a pas tiré le gros lot. Fille d'une prostituée qui n'a rien d'une mère attentionnée, elle grandit dans une maison close du Quartier français, celui de la mafia, des affaires louches et des gens sans avenir. Pourtant, Josie a un rêve : quitter cette villle, surnommée The Big Easy et pourtant si peu easy, pour entrer à Smith, prestigieuse université du Massachusetts. Impliquée dans une histoire de meurtre, dépouillée par sa mère et endettée, tout pousse la jeune fille à suivre, elle aussi, la voie de l'argent facile. Mais Jo vaut beaucoup mieux que cela... et ceux qui l'aiment le savent bien...

NOTRE AVIS :
Ce livre n'est pas un coup de cœur mais a tout de même plu à la majorité d'entre nous  à part l'une d'entre nous qui s'est ennuyée à la lecture de ce livre et a été déçue par l'histoire. Certains avis sont plus mitigés mais restent positifs.
Pour certaines qui connaissaient les autres publications de Ruta Sepetys, elles ont été quelque peu déstabilisées par le changement radical de sujet et considérées ce livre comme n'étant pas aussi abouti par rapport aux autres. Nous avions sûrement trop d'attente par rapport à ce livre.
Nous sommes plongés au cœur de la Nouvelle-Orléans dans les années 50, nous découvrons les bas-fonds de cette ville, la violence, la prostitution, et nous partons à sa découverte avec une jeune femme du nom de Josie qui grandit avec une mère qui n'en ait pas une et une femme qui s'occupe d'elle comme sa mère.
Quelques points négatifs dans ce récit, un début un peu lent mais qui met en place la situation, les personnages et une fin bien trop rapide et trop facile à notre goût. Nous pensons que le personnage de Willie détient des informations sur Josie qu'elle ne révèle pas et nous laisse dans le noir complet.
Nous avons trouvé que certains personnages de l'histoire s'en tirent à trop bon compte et que l'obsession de Josie prend trop de place dans le roman. L'histoire reste un peu plate bien qu'elle soit bien écrite, Ruta Sepetys a une plume addictive. On se demande où elle voulait en venir avec cette histoire et au final, on est un peu déçu de la fin.
Malgré ses défauts, les personnages de l'histoire nous ont tous procuré des émotions, de la colère pour certains, de la peine pour d'autres et beaucoup d'affections pour les autres tels que Sadie, Cockie qui a un accent cajun à couper au couteau et que l'auteur  nous reproduit à merveille, un homme admirable bien que très simple, Willie, contradictoire, pleines de secrets mais attachante malgré son " travail " particulier, Jesse, l'adorable bad boy ainsi que Patrick qui est dans une situation complexe pour l'époque.
Nous avons aimé sa relation avec Charlotte qui est surtout épistolaire mais on s'attache à cette demoiselle.
Malgré les défauts de ce livre, c'est un livre qui se lit facilement et vite, l'époque et le lieu nous ont fait voyagé et nous ont plu.
Si nous devions vous conseiller un livre de cette auteur ce ne serait pas celui-là que nous choisirions.
Vous pouvez retrouvez les chroniques coup de cœur de ces autres livres sur notre blog.



vendredi 27 mai 2016

Ce qu'ils n'ont pas pu nous prendre de Ruta Sepetys



Jeunesse, historique
2011
Gallimard Scripto
412 pages


RÉSUMÉ : 
Une nuit de juin 1941, Lina, quinze ans, sa mère, Elena et son petit frère, Jonas, dix ans sont brutalement arrêtés par la police secrète soviétique.
Au bout d’un voyage épouvantable de six semaines, presque sans eau et sans nourriture, entassés dans des wagons à bestiaux, ils débarquent au fin fond de la Sibérie, dans un camp de travail soviétique. Logés dans des huttes, sous alimentés, brutalisés, les déportés tentent de survivre et de garder espoir. Dans le kolkhoze, le travail de la terre est éreintant. Mais malgré la mort, la maladie, le froid, la faim et la terreur, Lina tient bon, soutenue par une mère exemplaire, son amour pour un jeune déporté de dix-sept ans, Andrius, et portée par sa volonté de témoigner au nom de tous et de transmettre un signe de vie à son père (condamné à mort dans un autre camp) grâce à son art du dessin et à l’écriture.
MON AVIS : 
Je ne connaissais pas cette auteur, j'ai suivi les conseils d'une auteur que j'adore et j'ai été subjuguée par ce roman autant qu'il m'a choqué. 
Nous connaissons tous Hitler et toutes ces atrocités commises durant la seconde guerre mondiale mais nous connaissons moins les exactions des soviétiques dirigés par Staline, nous en savons peu sur l'invasion de certains pays comme la Lettonie, l'Estonie, la Lituanie ainsi que la Finlande. 
Cette histoire nous raconte tout cela d'une manière touchante, juste mais pas mélodramatique. 
Nous sommes en Lituanie en 1941, la Russie a annexé ce pays et des arrestations de plus en plus nombreuses ont lieu dans la population lituanienne qui lutte contre les Soviétiques ou qui aide certaines personnes à fuir. Nous suivons Lina, Jonas et leur mère Elenà, nous ne voyons que peu le père, universitaire, et qui est arrêté aussi mais pas avec eux, c'est une famille cultivée, aisée qui est arrêtée et déportée tout d'abord dans un camp de travail. 
Nous vivons avec eux l'incompréhension de l'arrestation, le calvaire de l'interminable voyage en train, la faim, la soif, les humiliations, les kolkhozes, le goulag.
Le voyage ne fait que commencer malheureusement. Si vous ne savez pas ce qu'est un goulag, vous en verrez un dans ce livre. Le but étant l'extermination, ils sont finalement envoyés au-delà du cercle polaire arctique.
J'ai souffert avec eux, beaucoup, mais j'ai aussi été heureuse et pleine d'espoir quand je suivais ce groupe qui avait tout perdu et qui arrivait à fêter Noël malgré tout. 
Je n'ai pas pleuré et pourtant la gorge m'a brûlé à certains moments, je me suis attachée à tous les personnages en particulier à Lina et Andrius, comment peut-on tomber amoureux dans ces circonstances ? En croyant en la vie, en étant sur qu'ils arriveraient à s'en sortir.
Un récit éprouvant mais nécessaire, à découvrir absolument et à faire découvrir impérativement. Ce récit met en lumière comment de petits pays comme la Lituanie ont réussi à se relever de toutes ces horreurs. 
La plume de l'auteur est fluide et simple, de petits chapitres pour une lecture rapide. Ce livre peut être lu par de jeunes lecteurs à partir de 12-13 ans.


Aude